bing
ACTUALITÉS

BREST veut conserver le Dispositif PINEL après 2018

La loi de finances 2018 prévoyait la fin de la défiscalisation de l’investissement immobilier. Après l’obtention d’un répit d’un an, élus et professionnels repartent au combat.

La loi Pinel, qui offre un avantage fiscal aux contribuables souhaitant investir dans un bien immobilier neuf, est en sursis à Brest. La ville est en effet en zone B2, qui devait voir la défiscalisation s’arrêter au 1er janvier dernier (elle a été prolongée pour 4 ans en zone B1 comme Rennes, Nantes, Saint-Malo…). Mais le gouvernement a décidé d’appliquer ce que le député de Brest rural Didier Le Gac appelle « un dispositif transitoire. La défiscalisation sera maintenue en 2018 pour tous les projets dont le permis de construire a été déposé en 2017. On a gagné un an ».

Nolwenn Lam Kermarrec (Kermarrec Promotion) estime que « ce n’est pas tout à fait satisfaisant », car la suppression du dispositif au 1er janvier 2019 est toujours à l’ordre du jour. Selon la vice-présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers, « c’est évidemment une volonté de réduire les dépenses. Or la Bretagne est la seule région à avoir des communes importantes en B2. Brest, Vannes, Quimper, Lorient… C’est la région la plus impactée. C’est peut-être une méconnaissance de la situation particulière de la Bretagne de la part du gouvernement ».

Emplois menacés

Selon les promoteurs immobiliers, cette mesure aurait de multiples conséquences. « Cela tendrait un peu plus le marché sur Rennes, estime Hermann Genouel, président du groupe des Maisons de l’Avenir. On déséquilibrerait les territoires et l’économie. Et tous les investisseurs n’ont pas les moyens d’acheter sur Rennes. »

Nolwen Lam Kermarrec explique, elle, que « les Brestois ont appétence à acheter sur leur territoire. Le marché brestois est sain. Les prix sont en corrélation avec le marché et en adéquation avec les budgets des locataires. » Elle souligne aussi les « incidences énormes pour l’économie, la construction et donc l’emploi pour les entreprises du bâtiment. Une construction, cela représente deux emplois créés sur le territoire ».

À ce sujet, Christophe Tetu, secrétaire général de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment du Finistère (Capeg 29) explique qu’« il serait audacieux d’avancer des chiffres. Mais la fin de ce dispositif, très important pour les entreprises du bâtiment, aurait forcément un impact dans notre secteur d’activité, et donc sur l’emploi ».

Mars décisif ?

Élus, promoteurs, professionnels du bâtiment… Ils sont donc unanimes. Pour Didier Le Gac, « c’est l’intérêt général qui compte. On doit dépasser les clivages politiques ». Nolwen Lam Kermarrec assure qu’« on travaille main dans la main pour préserver ce système. J’espère qu’on va réussir à faire comprendre au gouvernement que cette décision est mauvaise et que le dispositif Pinel rapporte plus qu’il ne coûte en réalité ».

Alors qu’espérer des mois qui viennent ? « Passer au B1 n’aurait pas vraiment de sens, estime-t-elle. Les critères et les prix du B1 ne sont pas ceux du marché brestois. On espère surtout pouvoir maintenir le dispositif en cette zone B2 au-delà de 2018. » Pourtant, Hermann Genouel confie que, « de ce que j’ai entendu, Brest pourrait passer en B1. Les syndicats de notre profession se battent pour ça. Si des villes de Bretagne passent en B1, Brest apparaît prioritaire par son statut de Métropole ».

Un argument que relève aussi le député de Brest rural. « On sait le rôle que doivent jouer les Métropoles en matière de développement et de construction. On ne comprendrait pas qu’en terme de logements neufs, l’effet métropolitain ne compte pas. »

Selon lui, le mois de mars pourrait être décisif, « au moment des discussions autour de la future loi Logement. Le zonage sera alors susceptible d’être revu. Il date de 2014 et comporte de nombreuses anomalies. Il faut tout remettre à plat. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-veut-conserver-le-dispositif-pinel-apres-2018-5514012

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LIRE AUSSI

Afficher tous les articles

VOUS AVEZ UNE QUESTION ?


Appelez-nous Prix d'un appel local depuis un téléphone fixe.

02 23 30 23 31 Prix d'un appel local depuis un téléphone fixe.

Contactez-nous

Prendre rendez-vous